ah si vous connaissiez ma poule

ah si vous connaissiez ma poule

De Rochechouart jusqu'à Ménilmuche
De la rue de Lappe à la rue de la Gaité
Ya pas un seul même dans tout Pantruche
Qui avec la mienne pourrait lutter
De la tête aux pieds quand on l'épluche
On ne trouve rien à lui reprocher
C'est un oiseau rare
Que Roi des veinards
J'ai eu le bonheur de dénicher :

Ah ! si vous connaissiez ma poule,
Vous en perdriez tous la boule
Ses petits seins pervers
Qui pointent au travers
De son pull-over
Vous mettent la tête à l'envers !
Elle a des jambes faites au moule
Des cheveux fous, frisés partout
Et tout et tout...
Si vous la voyiez,
Vous en rêveriez !
Ah ! si vous connaissiez ma poule

Bien qu'elle s'habille aux prix unique
Pas une ne saurait la dégotter
Elle dame le pion, elle fait la nique
Aux plus fameuses reines de beauté
La miss France et la miss Amérique
Sont de la crotte de bique à côté
Sans diam' et sans clips
Elle vous éclips',
Toutes les stars les plus réputées.

Ah ! si vous connaissiez ma poule,
Vous en perdriez tous la boule
Marlène et Darrieux
N'arrivent qu'en deux
La Greta Garbo
Peut même retirer son chapeau !
Ils n'en n'ont pas à Liverpoole
A New-York, à Honolulu,
De mieux foutu...
Si vous la voyiez,
Vous en rêveriez !
Ah ! si vous connaissiez ma poule.

Marguerite de Bourgogne auprès d'elle
N'avait que nib comme tempérament
Il faut l'entendre quand elle appelle
Son petit Momo au grand moment
Son corps frissonne d'un façon telle
Que le maison tremble également
Et ça vous explique
Les secousses sismiques
Dont les journaux parlaient récemment.

Ah ! si vous connaissiez ma poule,
Vous en perdriez tous la boule
Ses baisers moelleux
Font dresser les cheveux
Ses baisers profonds
Vous font sauter jusqu'au plafond !
Si vous saviez comme elle roucoule
On l'entend jusqu'au fond de Passy
Crier ... chéri !
Si vous la voyiez
Vous me la chiperiez !
Mais... vous ne connaîtrez pas ma poule.
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# Posté le mercredi 31 octobre 2007 03:56

ah le ptit vin blanc

ah le ptit vin blanc

Voici le printemps
La douceur du temps
Nous fait des avances
Partez mes enfants
Vous avez vingt ans
Partez en vacances
Vous verrez agiles
Sur l'onde tranquille
Les barques dociles
Au bras des amants
De fraîches guinguettes
Des filles bien faites
Y a des chansonnettes (ou Les frites sont prêtes)
Et y a du vin blanc

{Refrain:}
Ah ! Le petit vin blanc
Qu'on boit sous les tonnelles
Quand les filles sont belles
Du côté de Nogent
Et puis de temps de temps
Un air de vieille romance
Semble donner la cadence
Pour fauter, pour fauter
Dans les bois, dans les prés
Du côté, du côté de Nogent

Suivons le conseil
Monsieur le Soleil
Connaît son affaire
Cueillons, en chemin
Ce minois mutin
Cette robe claire
Venez belle fille
Soyez bien gentille
Là, sous la charmille
Soyez bien gentille
L'amour nous attend
Les tables sont prêtes
L'aubergiste honnête
Y a des chansonnettes
Et y a du vin blanc...

{au Refrain}

A ces jeux charmants
La taille souvent
Prend de l'avantage
Ça n'est pas méchant
Ça finit tout le temps
Par un mariage
Le gros de l'affaire
C'est lorsque la mère
Demande, sévère
A la jeune enfant :
Ma fille raconte
Comment, triste honte
As-tu fait ton compte ?
Réponds, je t'attends...

{au Refrain}

Car c'est toujours pareil
Tant qu'y aura du soleil
On verra les amants au printemps
S'en aller pour fauter
Dans les bois, dans les prés
Du côté, du côté de Nogent.
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# Posté le mardi 30 octobre 2007 06:28

adieu

adieu

Elle vient de partir de chez elle
Un croissant, un éclat de rire
Son mari lui dit qu'elle est belle
Mais dans une heure elle va mourir
Elle n'a pas choisi son destin
Juste là au mauvais moment
Puisqu'il fallait prendre ce train
Et Madrid pleure ses enfants

Adieu
Nous sommes tous dans le noir
Si tu n'existes pas
Au moins fais-le savoir
Adieu
Je n'ai plus de questions
Mes yeux sont abîmés
Mon coeur perd la raison

Sa femme attend une deuxième fille
Elle jure qu'elle n'en aura pas plus
Il touche son ventre, les yeux qui brillent
Pourquoi juste à cet arrêt de bus ?
Pourquoi ce type est si couvert ?
Il fait si chaud à Netanya
Le sang se mélange à la terre
Et le monde reste sans voix

Adieu
Nous sommes tous dans le noir
Si tu n'existes plus
Au moins fais-le savoir
Adieu
Je n'entends plus l'Histoire
Mes yeux sont fatigués
Mon coeur perd la mémoire

9h16, il est en retard
Comme à peu de chose près tous les jours
Mais aujourd'hui il est trop tard
Il ne montera pas dans la tour
Il voit des cris courir vers lui
Il croise des yeux qui hurlent de peur
Pourquoi ces larmes, pourquoi pas lui ?
Et cette poussière à vie dans le coeur

Adieu
Nous sommes tous dans le noir
Si tu n'existes pas
Au moins fais-le savoir
Adieu
Il y a tant de questions
Mes yeux sont épuisés
Mon coeur perd la raison

Adieu
Nous sommes tous dans le noir
Si tu n'existes plus
Au moins fais-le savoir
Adieu
Ils se réclament de toi
Dis-leur que ce n'est pas toi
Qui as voulu tout ça
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# Posté le mardi 30 octobre 2007 06:27

a tout a l heure

a tout a l heure
J' voulais quand même vous dire
Que tout c' que j'ai écrit,
Mes chansons, mes souv'nirs,
J' les ai trouvés ici.
J' voulais quand même vous dire
Qu' j'avais peur de venir,
Là, tout seul, devant vous
A c' drôle de rendez-vous.

De toutes nos habitudes,
Il n'est qu'une ressemblance.
C'est cette solitude
Qui fait nos différences.

J'étais v'nu par hasard,
Jeu ou curiosité.
J'ai vu dans vos regards
Des possibilités.
Les soirs où j'avais peur,
Vous m'avez regardé
Et vous avez aimé
Chacune de mes erreurs.

De toutes nos habitudes,
Il n'est qu'un ressemblance.
C'est cette solitude
Qui fait nos différences.

De toutes nos habitudes,
Il n'est qu'un ressemblance.
C'est cette solitude
Qui fait nos différences.

J' vais pas vous dire bonsoir,
J' vais pas vous dire adieu.
Vous dire qu'on va s' revoir,
Ce s'rait un drôle de jeu.
Maint'nant qu'il faut partir,
Je garde au fond du c½ur
Vos lettres et vos sourires.
A tout à l'heure...
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# Posté le mardi 30 octobre 2007 06:26

a paris dans chaque faubourg

a paris dans chaque faubourg

À Paris dans chaque faubourg
Le soleil de chaque journée
Fait en quelques destinées
Éclore un rêve d'amour
Parmi la foule un amour se pose
Sur une âme de vingt ans
Pour elle tout se métamorphose
Tous est couleur de printemps
À Paris quand le jour se lève
À Paris dans chaque faubourg
À vingt ans on fait des rêves
Tout en couleur d'amour

Ils habitaient le même faubourg
La même rue et la même cour
Il lui lançait des sourires
Elle l'aimait sans lui dire
Mais un jour qu'un baiser les unit
Dans le ciel elle crut lire
Comme un espoir infini

Après des jours dépourvus d'espoir
Tous deux se sont rencontrés un soir
Ils n'ont pas osé sourire
Mais leurs regards ont pu lire
Que bientôt ils pouvaient être heureux
Et s'ils n'ont rien pu se dire
Leurs yeux ont parlé pour eux
À Paris dans chaque faubourg
Quand la nuit rêveuse est venue
À toute heure une âme émue
Évoque un rêve d'amour

Des jours heureux il ne reste trace
Tout est couleur de la nuit
Mais à vingt ans l'avenir efface
Le passé quand l'espoir luit
À Paris dès la nuit venue
À Paris dans chaque faubourg
À toute heure une âme émue
Rêve encore à l'amour
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# Posté le mardi 30 octobre 2007 06:25