casser la voie

casser la voie
Si, ce soir, j'ai pas envie d' rentrer tout seul,
Si, ce soir, j'ai pas envie d' rentrer chez moi,
Si, ce soir, j'ai pas envie d' fermer ma gueule,
Si, ce soir, j'ai envie d' me casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix.

J' peux plus croire tout c' qui est marqué sur les murs.
J' peux plus voir la vie des autres même en peinture.
J' suis pas là pour les sourires d' après minuit.
M'en veux pas, si ce soir j'ai envie

D' me casser la voix, Casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix.
Les amis qui s'en vont
Et les autres qui restent.
Se faire prendre pour un con
Par des gens qu'on déteste,
Les rendez-vous manqués
Et le temps qui se perd

Entre des jeunes usés
Et des vieux qui espèrent

Et ces flashes qui aveuglent,
A la télé chaque jour,
Et les salauds qui beuglent
La couleur de l'amour
Et les journaux qui traînent,
Comme je traîne mon ennui,
La peur qui est la mienne,
Quand je m' réveille la nuit,
Casser la voix, Casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix.

Et les filles de la nuit
Qu'on voit jamais le jour
Et qu'on couche dans son lit
En appelant ça d' l'amour
Et les souvenirs honteux
Qu'on oublie d'vant sa glace

En s' disant "J' suis dégueu
Mais j' suis pas dégueulasse !"
Doucement les rêves qui coulent
Sous l' regard des parents

Et les larmes qui roulent
Sur les joues des enfants

Et les chansons qui viennent
Comme des cris dans la gorge,
Envie d' crier sa haine
Comme un chat qu'on égorge,
Casser la voix, Casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix.

Si, ce soir, j'ai pas envie d' rentrer tout seul,
Si, ce soir, j'ai pas envie d' rentrer chez moi,

Si, ce soir, j'ai pas envie d' fermer ma gueule,
Si, ce soir, j'ai envie d' me casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 31 octobre 2007 04:09

bouge!

bouge!

Un sourire... j'te d'mande pas grand-chose, un sourire... c'est tout !
Pour me dire... que si j'ose tu oses, qu'on pourra... encore tout !
Tu dis rien depuis des heures, qu'est-ce qu'il y a en nous qui meurt ?
Si t'y crois plus, tant pis pour moi...
Mais tant pis pour toi si tu comprends pas

Qu'il faut qu'j'bouge !
Avant que tout m'enchaîne, qu'cette vie n'soit plus la mienne.
Faut qu'je bouge... et j'veux qu'tu bouges avec moi !

Prends des risques... tu m'l'as dit environ 7000 fois... par jour !
Tu existes... t'as besoin de personne surtout pas... d'cette cour !
J'avais le c½ur en poussière... c'est toi qui m'as ramassé par terre.
T'avais pas peur, tu voulais vivre... et maintenant tu m'dis que tu veux plus m'suivre.

Il faut qu'j'bouge !
Avant que tout s'enchaîne... qu'cette vie n'soit plus la mienne
Faut qu'je bouge... et j'veux qu'tu bouges avec moi.
Y a rien qui nous retienne... un mot, un seul, j't'emmène.
Faut qu'je bouge... et j'veux qu'tu bouges avec moi.

On étouffe sans avoir l'air... pour rêver qu'est-ce qu'il faut pas faire...
Tous les gourous, les mages de marque, les rois du swing, les je-sais-tout, les faux kings...

Faut qu'je bouge !
Avant que tout m'enchaîne... qu'cette vie n'soit plus la mienne.
Faut qu'je bouge... et j'veux qu'tu bouges avec moi.
Y a rien qui nous retienne... un mot, un seul, j't'emmène.
Faut que j'bouge... et j'veux qu'tu bouges avec...

Un sourire... c'est tout !
Mème pour m'dire... t'es fou !
Pas d'erreur... c'est toi !
Mais j'ai peur... crois-moi !

Des hommes qui perdent la mémoire... qui t'racontent une autre histoire,
Et si t'y crois, tant pis pour moi, mais tant pis pour toi si tu comprends pas.

Faut qu'tu bouges... avant que tout s'enchaîne,
Qu'cette vie n'soit plus la tienne.
Faut qu'tu bouges... et j'vais bouger avec toi.
Avant qu'tout nous retienne... un mot, un seul, j't'emmène.
Faut qu'je bouge... et j'veux qu'tu bouges avec moi.
Bouge... bouge... bouge... bouge ! Oui j'veux qu'tu bouges avec moi !
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 31 octobre 2007 04:08

au cafe des delices

au cafe des delices

Tes souvenirs se voilent
Ça fait comme une éclipse
Une nuit plein d'étoiles
Sur le port de Tunis
Le vent de l'éventail
De ton grand-père assis
Au Café des Délices

Tes souvenirs se voilent
Tu vois passer le train
Et la blancheur des voiles
Des femmes tenant un fils
Et l'odeur du jasmin
Qu'il tenait dans ses mains
Au Café des Délices

Yalil yalil abibi yalil yalil yalil abibi yalil

Tes souvenirs se voilent
Tu la revois la fille
Le baiser qui fait mal
Au port El Kantaoui
Les premiers mots d'amour
Sur les chansons velours
Abibi Abibi

Tes souvenirs se voilent
Tu les aimais ces fruits
Les noyaux d'abricot
Pour toi, c'étaient des billes
Et les soirées de fête
Qu'on faisait dans nos têtes
Aux plages d'Hammamet

Yalil yalil abibi yalil yalil yalil abibi yalil

Tes souvenirs se voilent
À l'avant du bateau
Et ce quai qui s'éloigne
Vers un monde nouveau
Une vie qui s'arrête
Pour un jour qui commence
C'est peut-être une chance

Yalil yalil tu n'oublieras pas
Yalil yalil ces parfums d'autrefois
Yalil yalil tu n'oublieras pas
Yalil yalil même si tu t'en vas

Yalil yalil abibi yalil yalil yalil abibi yalil

Une nuit plein d'étoiles
Sur le port de Tunis
Et la blancheur des voiles
Des femmes tenant un fils
Le vent de l'éventail
De ton grand-père assis
Et l'odeur du jasmin
Qu'il tenait dans ses mains
Au Café des Délices
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 31 octobre 2007 04:07

au bout de la marelle

au bout de la marelle

Un...
Ça commence, comme un rêve
Un premier rire, un rien,
Ton regard qui se lève

Deux...
On est déjà plus forts
À quatre mains, bien sûr,
On joue d'autres accords

Trois...
Entre nous deux, tu glisses
Un berceau plein de lune,
Une envie qui hésite

Quatre...
La valse irrégulière...
On cherche la mesure
Pour un temps, On s'y perd

Au bout de la marelle,
On sait pas ce qu'on verra...
Elle nous paraît si belle, d'en bas
À cloche-pied vers le ciel,
À pieds joints, toi et moi,
On tombe ou on avance d'un pas...
On y va

Cinq...
Sur toi la main posée
Te protège et m'invite
À ne pas trop douter

Six...
Semaines sans te voir
Première déchirure
Faut-il toujours savoir

Sept...
Vies à vivre ensemble
Est-ce qu'on joue assez juste
Pour qu'elles nous ressemblent

Huit...
En haut de cette échelle
C'est écrit à la craie
Huit lettres pour "jeu t'aime"

Mais au bout de la marelle,
On verra ce qu'on verra...
Elle nous paraît si belle, comme ça
À cloche-pied vers le ciel,
À pieds joints, toi et moi,
Et surtout pas regarder en bas,
Surtout pas

Bien sûr on sait qu'un jour, la pluie pourrait tomber
Mais la pluie c'est peu dire, alors on s'est regardés
Un rayon de soleil se pointe au coin de la rue
Un fou rire, un éclair, alors... On continue

Neuf...
Mois pour lui choisir
Un prénom, un ou une,
Neuf mois pour devenir...

Une...
Autre vie, d'autres mots
Pour quelques boucles brunes
Tout repart à zéro

Mais au bout de la marelle,
On sait pas ce qu'on verra...
Elle nous paraît si belle, d'en bas
À cloche-pied vers le ciel,
À pieds joints, on y va...
On tombe ou on avance d'un pas
On y va... Un, deux, trois...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 31 octobre 2007 03:58

alors regarde!

alors regarde!
Le sommeil veut pas d' moi, tu rêves depuis longtemps.
Sur la télé la neige a envahi l'écran.
J'ai vu des hommes qui courent, une terre qui recule,
Des appels au secours, des enfants qu'on bouscule.

Tu dis qu' c'est pas mon rôle de parler de tout ça,
Qu'avant d' prendre la parole il faut aller là-bas.
Tu dis qu' c'est trop facile, tu dis qu' ça sert à rien,
Mais c't encore plus facile de ne parler de rien.

Alors regarde, regarde un peu...
Je vais pas me taire parce que t'as mal aux yeux.
Alors regarde, regarde un peu...
Tu verras tout c' qu'on peut faire si on est deux.

Perdue dans tes nuances, la conscience au repos,
Pendant qu' le monde avance, tu trouves pas bien tes mots.
T' hésites entre tout dire et un drôle de silence.
T'as du mal à partir, alors tu joues l'innocence.

Alors regarde, regarde un peu...
Je vais pas me taire parce que t'as mal aux yeux.
Alors regarde, regarde un peu...
Tu verras tout c' qu'on peut faire si on est deux.

Dans ma tête une musique vient plaquer ses images
Sur des rythmes d'Afrique mais j' vois pas l' paysage/
Encore des hommes au courent, une terre qui recule;
Des appels au secours des enfants qu'on bouscule/

Alors regarde, regarde un peu...
Je vais pas me taire parce que t'as mal aux yeux.
Alors regarde, regarde un peu...
Tu verras tout c' qu'on peut faire si on est deux.

Alors regarde, regarde un peu...
Je vais pas me taire parce que t'as mal aux yeux.
Alors regarde, regarde un peu...
Tu verras tout c' qu'on peut faire si on est deux.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 31 octobre 2007 03:57