elle m'regardais comme sa

elle m'regardais comme sa

Elle avait un blouson trois fois trop grand pour elle,
Un pantalon qui n' pouvait pas vivre sans bretelles.
Elle avait dans les yeux ce p'tit air qui agace
Tous les gens bien pensants, bien assis, bien en place,
Elle disait tout ce qu'elle pense
Sans penser tout ce qu'elle disait.
Elle jouait avec sa chance
D' temps en temps, elle trichait.

Elle me regardait comme ça,
Elle me regardait comme ça,
Elle me regardait comme ça,
Le monde n'existait pas.

Elle me regardait comme ça,
Et moi je restais comme ça.
Elle me regardait comme ça.
Ça voulait dire que je suis là.
Moi j' comprenais p'têt' pas.

Elle a mis dans ma vie tellement de choses qui manquaient,
Des fenêtres à mes nuits, des bateaux sur le quai.
Elle avait qu'un défaut, c'était d' voir tous les miens.
Chaque fois que j'en faisais trop, d'un petit sourire en coin,
Elle cherchait dans mes yeux
Des réponses, des questions.
Ça me rendait malheureux.
Je disais oui, je disais non !

Elle me regardait comme ça,
Elle me regardait comme ça,
Elle me regardait comme ça,
Le monde n'existait pas.

Elle me regardait comme ça,
Et moi je restais comme ça.
Elle me regardait comme ça.
Ça voulait dire que je suis là.
J' comprenais toujours pas.

Elle est partie un jour, elle a quitté le bal.
Dans ce monde en mal d'amour, elle respirait trop mal.
Elle avait pas eu le temps d'attendre trop longtemps
Et puis les princes charmants parfois prennent tout leur temps.
Pas besoin d'être en cage
Pour se croire en prison.
P' têt' que j'étais trop sage,
P' têt' que j'étais trop con.

Elle me regardait comme ça,
Elle me regardait comme ça,
Elle me regardait comme ça,
Le monde n'existait pas.

Elle me regardait comme ça,
Et moi je restais comme ça.
Elle me regardait comme ça.
Ça voulait dire que je suis là.

Elle avait un blouson trois fois trop grand pour elle,
Un pantalon qui n' pouvait pas vivre sans bretelles.
Elle avait dans les yeux ce p'tit air qui agace
Tous les gens bien pensants, bien assis, bien en place.

Elle me regardait comme ça,
Elle me regardait comme ça,
Elle me regardait comme ça.
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# Posté le jeudi 01 novembre 2007 06:45

elie

elie

Il t'a regardé
Puis il m'a souri
Depuis si longtemps
Il n'avait rien dit

Y avait presque un siècle
Qui vous séparait
Le long de sa joue
Une larme coulait

Il t'a pris au bout de ses bras
Dans un éclat de rire
Toi, bébé, tu sa pris son doigt
Comme pour le retenir

Puis il t'a parlé
De cette vie passée
Il t'a raconté
La tienne qui commençait

Toutes tes colères
Toutes tes peines, tes joies
Tes plus belles guerres
Celles que l'on ne gagne pas

Et puis ses yeux se sont posés
Doucement sur chacun,
Et chacun de nous y lisait
Quelques mots pour demain

Vivre pour pouvoir revivre
C'est là ton seul devoir
Celui de dire pour rester libre,
Celui de ta mémoire

Ses yeux chantaient merci, merci,
J'ai plus peur de partir

Et puis vient Céline,
Celle qui aimait tant
Elle n'aimait que lui
Depuis soixante-deux ans

Il la regardait,
Pas besoin de mots,
Ses yeux lui disaient
Ne tarde pas trop...
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# Posté le jeudi 01 novembre 2007 06:43

dors

dors
Shampooing qui pique pas les yeux,
Une main qui traîne dans mes cheveux,
Pas eu le temps de faire mes devoirs
Ni envie de dormir seul ce soir.

Pas fermer la porte à clé,
Juste entr' ouvrir les volets.
Comme toi j'avais peur la nuit,
Bandits cachés sous mon lit.

Les histoires pour t'endormir,
Ça m'a jamais fait dormir.
Les batailles de polochons,
J'ai toujours trouvé ça con.

Dors, dors, mais ne ferme pas les yeux.
Même quand le doute est l' plus fort,
Faut pas glisser, tenir encore.
Dors, dors, mais ne ferme pas les yeux.
En chacun d' nous y' a d' la lumière,
A toi d' savoir c' qu'il faut en faire.

A toi qui vient juste derrière,
J' voudrais crier c' qu'il faut faire.
Mets pas tes pieds là, ça fait mal.
C'est pas vrai que tous les hommes se valent.

Les bras trop courts pour embrasser
Mais bien assez longs pour cogner,
J'en ai vu qui priaient peinards
Mais qui tournaient tout le temps le regard.

Dors, dors, mais ne ferme pas les yeux.
C' qui nous éclaire vient d' l'intérieur.
Personne peut arrêter c' compteur.
Dors, dors, mais ne ferme pas les yeux.
On ne peut jamais aimer tout l'monde
Et ceux qui l' disent, disent des mensonges.

{Instrumental}

Mais c'est comme la course au trésor,
Si t' y crois plus c'est qu' t'es mort.
Faut chercher encore et encore,
Jamais s'attarder dans les ports.

Dors, dors, mais ne ferme pas les yeux.
En chacun d' nous y' a d' la lumière.
A toi d' savoir c' qu'il faut en faire.
Dors, dors, mais ne ferme pas les yeux.
C' qui nous éclaire vient d' l'intérieur.
Personne peut arrêter c' compteur.

Dors, dors, mais ne ferme pas les yeux.
Tu ne peux pas aimer tout l' monde
Et ceux qui l' disent, disent des mensonges.
Dors, dors, mais ne ferme pas les yeux.
Même les soirs où le doute est trop fort,
Faut pas glisser, tenir encore.

Dors, dors.
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# Posté le jeudi 01 novembre 2007 06:42

demain le monde

demain le monde
On s'agite en coulisse... c'est qu'un gymnase, mais un jour on s'ra au Zénith.
Pas pu faire de balance... mais quand on en fait, personne voit la différence.
Le régisseur, gros déconnent, nous dit qu' ça fait déjà une heure que c'est plus l'heure.
Noir dans la salle, tout le monde en place, on rigole plus... ouvrez l' bal, ça passe ou ça casse.
Trop tard pour apprendre à jouer, trop tard pour changer d' métier.
Plus qu'à compter jusqu'à sept et éviter les canettes...

Bonsoir Strasbourg ! Debout Cherbourg !
Et si l' camion tombe pas en panne, demain on s'ra à Villeurbanne,
Bal à Mulhouse ! Noce in Toulouse !
Hier kermesse dans les catacombes, ce soir M.J.C. à Colombes.
Demain le monde !

Wow ! Le show est très chaud... mais sur quoi t'enchaînes quand t'as mis l' feu au piano ?
Bonne nouvelle, un rappel ! On sait plus quoi jouer, on attaque "La Mère Michèle"
Puis dans les loges, l'heure des éloges.
"C'tait plus comique mais moins dansant que Pierre Desproges"
Faut prendre une photo avec le proprio.
Il dit : "Va savoir, si ça s' trouve, un jour vous deviendrez gros..."
Mais au douzième coup d' minuit, soudain t'as plus qu'une envie.
L'amour qui t'attend dehors et un bar qui sert encore...

Bonsoir Béziers ! Merci Angers !
Une habilleuse déshabillée cherche le slip en cuir clouté.
Bonsoir Nanterre ! Salut Quimper !
Hier galère, ce soir bonnes ondes... hier des brunes, ce soir des blondes.
Demain le monde!

Ce soir on a trop mal joué, mais faut voir les bons côtés.
Tant qu'on esquinte le matos, c'est qu'on nous l'a pas piqué.

Salut Toulon ! Debout Lyon !
L'autre soir au concert d'Avignon, on a même fait pogotter l' Pont
Rock à Roquefort ! Trip au Tréport !
Hier on s' beurrait en Charente, ce soir on écluse la Gironde.
Bonsoir Vesoul ! Ho ! La Bourboule !
On vient pas pour voler vos poules, juste un groupe de rock qui déboule.
Ce soir Marseille ! Demain Créteil !
Parfois la route te paraît longue, qu'est-ce que tu veux que j' te réponde ?
Demain le monde... Demain le monde... Demain le monde... Demain le monde !
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# Posté le jeudi 01 novembre 2007 06:41

demain

demain
Demain, c'était descendre l'Amazone
Demain, apprendre à parler portugais
Demain, replanter des iris jaunes
Demain, finir de peindre après l'été
Demain, elle avait tant de choses à faire
Sauter, de nuit, en parachute
Virtuose au violoncelle
Etre en lumière quelques minutes

Alors elle vit, elle rit, elle danse
Demain, elle verra bien
La couleur de la chance

Demain, elle voulait juste avoir le temps
Demain, d'apprendre à nager à Norbert
Demain, de lui montrer les éléphants
Demain, de lui dire qui est Gulliver
Demain, si elle pouvait sentir passer
Quelques rides sur son visage
Pouvoir dire "Je t'aime à jamais"
Et croire que c'est un long voyage

Alors elle vit, elle rit, elle danse
Demain, la regarde de loin
Et s'approche en silence

Demain, demain s'arrête un soir de mai
Demain, plutôt grand brun et très bavard
Demain, la lune était rouge et mouillée
Et lui, lui il avait les yeux très noirs
Demain, il l'a serrait si tendrement
L'amour riait avec la mort
Si fort qu'elle, elle en a gardé
Pour toujours les deux dans le corps

Pourtant elle rit, elle vit, elle danse
Demain, elle verra bien
La couleur de la chance

Demain, mais c'est déjà passé demain
Demain, les iris et la peinture bleue
Demain, Norbert aura 5 ans en juin
Pour lui, elle ouvre grand les yeux
Demain, surtout, surtout pas dormir
De peur de rater un matin
De laisser quelques heures s'enfuir
De peur de rêver à demain

Alors elle rit, elle vit, elle danse
Demain, elle sait trop bien
La couleur de sa chance

Mais tant qu'elle vit, elle rit, elle danse
Demain la regarde de loin
Et s'approche en silence
Et s'approche en silence
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# Posté le jeudi 01 novembre 2007 06:40