et puis je sais

et puis je sais

Et puis je sais tous ces regards sur moi
Et puis je sais tous ces mots qu'on ne dit pas
Et puis je sais tout ce que j'aurais pu faire
A défaut de me taire
Quand j'approchais l'enfer

Et puis je sais les sourires qu'on invente
Les mains glacées,
Les longues heures d'attente
Et puis je sais les matins fatigués
Par trop de mots gâchés
Trop de rêves envolés

Et puis je sais qu'il y a eu des colères
Des cris lâchés, des mots lancés en l'air
Et puis je sais tout ce que j'aurais pu dire
A défaut de souffrir
Quand je les voyais venir

J'ai crié tant de fois pour qu'on m'entende mieux
Si souvent maladroit, si souvent malheureux
J'ai garé mes angoisses sur des parkings de haine
J'ai payé des ardoises bien plus chères que mes chaînes
Mais je sais qu'on ne pardonne rien
A qui se trompe de destin
Sur ce drôle de chemin

Et puis je sais

Et puis je sais ce jouet trop fragile
Qu'on ne donne jamais mais qu'on te prête facile
Et puis je sais toutes ces nuits inquiétantes
La peur collée au ventre
Pour remonter la pente

Et puis je sais les silences entendus
Et puis je sais toutes ces choses qu'on ne fait plus
Si j'ai glissé sur des lits de hasard
Dans quelques nuits trop noires
Pour quelques heures d'espoir

J'ai essayé de vivre au milieu des remords
J'ai tenté de survivre quand on me croyait mort
Si j'ai cru pour de bon aux amitiés poussières
Chercher la solution au fond de quelques verres
C'est que j'avais peur, que les autres me voient
Comme je vois les autres, j'avais si peur de moi

Et puis je sais
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# Posté le jeudi 01 novembre 2007 06:51

est ce que tu danseras avec moi

est ce que tu danseras avec moi

Sur la moquette, deux trois journaux,
Un gros pull bleu, des verres qui traînent,
L'oreille collée à la radio,
Un type qui braille pour qu'elle revienne.

C'est fou c' que c' type manque de pudeur...
Sûrement comme moi, quand tu partiras.
D'ailleurs t'es partie tout à l'heure,
Et tu danseras plus avec moi...

Je marche de la chambre à la chambre, à piétiner mes souvenirs,
Puis cette chanson, marre de l'entendre...
Eh ! chanteur, faut qu' tu réagisses.

Elle t'entendra, elle reviendra, tu lui diras qu' t'attendais qu' ça,
Ton manque d'orgueil te f'ra sourire.
Mais elle danse si bien avec toi...

Et si les mots vous ont manqué et si vos yeux vous ont menti,
Toutes les excuses à exiger, c'est pas ça qui remplit une vie.

Tu lui poseras des tas d' questions, mais la seule qui comptera pour toi,
D'ailleurs c'est l' titre de ta chanson.
Est-ce que tu danseras avec moi... Est-ce que tu danseras avec moi...
Est-ce que tu danseras avec moi ?

Ton pull bleu est tout froissé à force de m' servir d'oreiller.
Tu vas rentrer sûrement très tard... c'est pas grave, j' t'aimerai en retard.

Je te parlerai d'un chanteur, un type beaucoup plus triste que moi,
Un type qui fait des tas d'erreurs,
Mais qui danserait bien avec toi, mais qui ne danse bien qu'avec toi.
Est-ce que tu danses encore pour moi ?
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# Posté le jeudi 01 novembre 2007 06:50

entre vous et moi

entre vous et moi

Dans ma poitrine A cause de vous
J'ai le c½ur qui bat Tout fou, tout fou
J'ai des frissons Et si ça se trouve
C'est maladie d'amour Que j'couve
J'dis pas ça en plaisantant
Mais depuis vous
Y a rien d'important
J'tourne en rond
Et j'me répète
Tout ce qu'il y a
D'écrit dans ma tête

{Refrain:}
Voulez-vous
Du même chemin
Qu'on fasse un bout
Voulez-vous
De la porte
Qu'on pousse le verrou
Voulez-vous
Si c'était d'accord
Entre nous
Si c'que j'vous dis
Ça tient debout
Si y a d'l'amour
Pour moi en vous
Voulez-vous
Qu'on fasse notre musique
Et qu'on la joue

Quand le soleil
S'éteint derrière moi
Je sais plus
Quoi faire de moi
J'ai toute la nuit à traverser
Le c½ur brûlant
Comme du café
J'écrirai pas cette chansonnette
Si j'avais moins d'folie dans la tête
J'ferai pas
Du va et vient partout
Si j'avais juste
Un oui de vous

{au Refrain}
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# Posté le jeudi 01 novembre 2007 06:49

en bas des marches

en bas des marches

Elle était assise en bas des marches, comme adossée à sa vie.
Sur ses joues, quelques traces d'une histoire qui a mal fini.
Elle était assise en bas du monde, à écouter les secondes
Qui résonnent sans rien dire, qui parlent même plus d'avenir.

Elle attendait, attendait... qu'un sourire vienne se poser
Au milieu de ses rêves avant qu' la nuit l'enlève.
J'ai cherché, maladroit, le froid de son regard,
Histoire de comprendre son histoire.
Elle vivait comme une ombre que personne ne dessine encore...

Elle m'a offert pendant quelques heures tous les battements de son c½ur,
Reconstruit en une nuit les châteaux d' sable de sa vie.
Tout ce temps passé à apprendre les ruses pour pas se faire prendre,
A se débattre quand il pleut au hasard de drôles de jeux.

Elle riait, elle pleurait... sans que ses larmes ne coulent jamais.
Elle aurait tout donné pour un geste, un regard
Qui avaient tellement manqué.
Elle en parlait trop, même à demi-mot
Comme une gosse perdue qui cherche sa place sur la photo.

Elle avait l' c½ur en mille morceaux et personne pour l'emmener plus haut.
Elle passait toutes ses nuits ici à attendre je n' sais qui
Au creux de ces lits de hasard, elle cherchait des raisons d'y croire.
L'humour comme dernière politesse... pudeur de princesse.

Elle était assise en bas des marches, comme adossée à sa vie.
Devant mes yeux cette image, qui m'a si longtemps suivi.

Elle était assise en bas des marches...
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# Posté le jeudi 01 novembre 2007 06:48

elle voulait tout

elle voulait tout

Elle est venue s'asseoir, là, juste en face de moi
Etait-ce par hasard ? Elle m'a dit : " je n'crois pas "
Avec ces grands yeux noirs, plantés au fond des miens
Elle m'a pris par le bras, m'a dit : " jusqu'à demain "... " jusqu'à demain "...

J'ai suivi sans rien dire, elle savait où aller
Dans les ruelles en couleurs, on a tout vu, tout fait,
Elle visitait mon c½ur, j'ai même pas su son nom...
Une taxi, une adresse, j'ai pas posé d'question... Pas question !

Elle voulait tout jusqu'à demain
Elle voulait tout jusqu'au matin
C'était tout, tout d'suite, tout ou rien
Pas question de chercher plus loin
Une belle histoire qui passe, on la prend comme elle vient

Les cloches sonnaient midi, j'me retourne, j'tends la main
Je n'sens qu'un oreiller, j'embrasse plus qu'un parfum
J'l'avais pas vue venir, j'l'ai pas vue s'en aller
J'ai eu envie de rire, j'y suis pas arrivé. A l'arrivée...

Elle m'avait tout volé, pourtant, elle n'a rien pris
J'aurais p't-être préféré, au moins, j'aurais compris...
La chambre était réglée : on m'l'avait jamais fait
J'ai essayé d'pleurer,j'y suis pas arrivé... Et puis après

Elle voulait tout jusqu'à demain
Elle voulait tout jusqu'au matin
C'était tout, tout d'suite, tout ou rien
Pas question de chercher plus loin
Une belle histoire qui passe, on la prend comme elle vient

Hasta mañana, y dònde vas
Hasta mañana, y nada màs !
La chica nunca mira atràs
Arrebatando tu pensar
Y tu te quedas con el sol, y nada màs !

Repartir au matin, un souvenir en poche
Sans un mot, sans un lien, surtout rien qui s'accroche
Moi aussi, j'ai déjà, bien sûr, dû faire comme elle
Arriver pour la nuit, y croire, la trouver belle...la trouver belle

Moi aussi... Et pourtant, si j'la croisais ce soir,
Je saurais empêcher que le jour nous sépare,
Et quand j'arpente la nuit les rues décolorées
Je cherche ses yeux noirs dans les ombres pressées... trop pressées...

Elle voulait tout, jusqu'à demain...
Elle voulait tout, jusqu'au matin...
C'était tout, tout d'suite, comme ça vient
Et pas question d'aller plus loin
Une belle histoire qui passe, et me prend tout pour rien
Elle voulait tout, jusqu'à demain...
Elle voulait tout, jusqu'au matin...
C'était tout, tout d'suite, comme ça vient
Et pas question d'aller plus loin
Une belle histoire qui passe, on la prend comme elle vient
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# Posté le jeudi 01 novembre 2007 06:46